II.3 - Les différents risques et les moyens mis en œuvre pour les contrer

Nous savons maintenant que l’hydrogène est avantageux sur de nombreux plans, que ce soit pour l’automobiliste ou pour les constructeurs. Mais, l’hydrogène comporte aussi certains risques que les constructeurs essaient de résoudre par différentes techniques mais qui sont omniprésents pour l’automobiliste.

A) Les risques essentiels encourus par l’automobiliste

1) Les fuites de dihydrogène

Les fuites sont un des principaux risques encourus par l’automobiliste. Ceci est principalement dû au grand pouvoir de corrosion de l’hydrogène. En effet, l’hydrogène passe à travers certains matériaux par perméation, c'est-à-dire que l’hydrogène se diffuse a travers le matériau, ce qui cause des fuites sur le long terme. La différence de pression ou de concentration entre les parois du matériau. L’hydrogène fragilise aussi certains matériaux du fait de l’habilité des atomes d’hydrogène à « pénétrer » dans la structure moléculaire du matériau. Ceci rend donc le matériau plus fragile, surtout les alliages de certains métaux tel que le fer et les alliages dérivatifs mais les alliages d’aluminium résistent bien à ces « infiltrations ». Ces fuites peuvent entraîner une intoxication si elles ne sont pas contrôlées et elles peuvent aussi s’enflammer a la moindre étincelle. Ce schéma illustre les différentes conséquences d’une fuite dans le réservoir.


Source : http://www.afh2.org/uploads/memento/Fiche%207.2%20securite%20transport%20stockage%20utilisation%20rev.%20mars%202009.pdf

2) L’explosion du réservoir

Comme le schéma ci-dessus le montre, le réservoir peut exploser suite a une inflammation du dihydrogène qui, relâché à fort ou a faible débit, peut s’enflammer et donc faire exploser le moteur.


B) Les différentes solutions apportées pour résoudre les problèmes

Les constructeurs utilisent différents moyens pour prévenir et arrêter les éventuelles fuites. Il y a des mesures de sécurité à respecter telle que la limitation du dihydrogène relâché en cas de fuite: que les fuites se produisent au maximum dans un milieu non confiné et ouvert sur l’extérieur (et éviter toute accumulation s'il devait y avoir une fuite en milieu confiné). Pour ce faire, il y a différents moyens dont en voici quelques-uns, dans une liste non exhaustive. Tout d’abord il faut éviter d’utiliser les raccords a vis et leur préférer des raccords soudés. Ensuite, après toute réparation, il convient de tester les canalisations à l’aide d’un gaz neutre (comme par exemple l’hélium). Placer, dans la mesure du possible, les « systèmes à hydrogène » à l’extérieur des locaux ou dans un endroit ventilé. Il faut aussi prévoir des détecteurs de fuites aux points à risques et des détecteurs de secours au cas où la fuite ne serait pas détectée par les détecteurs principaux. Il faut ensuite prévoir un dispositif pour couper l’arrivée de dihydrogène en cas de détection d’un certain pourcentage de mélange dihydrogène et air qui serait explosif. Pour les milieux confinés, tel que les parkings souterrains, il faut aussi prévoir des aérations permanentes ainsi que des aérations de secours dans le cas d'une défaillance de l'aération primaire.

Les risques de l’utilisation du dihydrogène sont donc non négligeables, mais ils ont chacun une solution adaptée et totalement réalisable qui rende possible la commercialisation des voitures à hydrogène.

 
ii_-_pour_l_automobiliste/3_-_securite.txt · Dernière modification: 2011/12/15 21:02 (édition externe)
 
Ce TPE à été réalisé par Gabrielle Chevrot, Frank Villaro-Dixon ainsi que François De Lavernette pendant l'année 2009-2010. Il est sous license CC BY-NC-SA.


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